Introduction
J'ai eu récemment l'occasion de mettre en oeuvre une infrastructure LAMP, reposant sur la plate-forme d'hébergement de machines virtuelles d'Amazon, nommé EC2, pour Elastic Compute Cloud.
Le principe de fonctionnement est le suivant : on créé une image AMI (Amazon Machine Image), contenant le système de fichiers du système d'exploitation à démarrer. Il est possible d'utiliser et de personnaliser des AMI fournis par Amazon, ou de la créér de zéro. Le noyau, quant à lui, est à sélectionner parmi ceux proposés par Amazon.
Ensuite, cette image est téléchargée vers l'infrastructure de stockage d'Amazon, S3 (Simple Storage Service). Après enregistrement de celle-ci, elle peut être instanciée en une ou plusieurs machines virtuelles.
Une particularité de cette solution est que les données stockées dans le système de fichiers racine des machines virtuelles ne sont pas persistantes. Une fois une instance terminée (via la commande
haltpar exemple, ou via l'interface d'Amazon), celles-ci sont perdues ! Il faut alors utiliser pour les données applicatives une autre fonctionnalité d'Amazon, les EBS (Elastic Block Storage). Il s'agit de disques virtuels que l'on peut ajouter à une instance, accessibles sous forme de simples block devices que l'on peut formater et monter. A noter que depuis peu il est possible d'utiliser un EBS en tant que système de fichiers racine, ce qui permet de démarrer et d'arrêter une machine à volonté, sans nécessité d'instancier à nouveau une AMI.Mise en oeuvre
Ce premier article décrit les étapes à suivre pour créér sa propre image AMI de Debian 5.0, l'envoyer vers Amazon, et la démarrer. Il vous faudra évidemment pour cela un compte Amazon Web Services.
Création de l'image
Création d'une image d'une taille de 1 Go et montage sous
/mnt/ami:# EC2_AMI_NAME=debian50 # dd if=/dev/zero of=$EC2_AMI_NAME.img bs=1M count=1024 # mkfs.ext3 -F $EC2_AMI_NAME.img # mkdir /mnt/ami # mount -o loop $EC2_AMI_NAME.img /mnt/amiInstallation et exécution de l'outil
debootstrap, qui permet le téléchargement et l'installation d'un système Debian de base dans le point de montage. Attention, une architecture 32 bits est requise pour pouvoir démarrer des instances de type Small.# aptitude update # aptitude install debootstrap # debootstrap --arch i386 lenny /mnt/amiMontage des pseudo systèmes de fichier :
# mount -t proc proc /mnt/ami/proc/ # mount -t devpts devpts /mnt/ami/dev/pts/Changement du répertoire racine vers le point de montage (chroot) et installation des packages nécessaires :
# chroot /mnt/ami # aptitude install udev libc6-xen sshConfiguration des points de montage dans
/etc/fstabtel que recommandé dans la documentation :/dev/sda1 / ext3 defaults 1 1 NONE /dev/pts devpts gid=5,mode=620 0 0 none /dev/shm tmpfs defaults 0 0 none /proc proc defaults 0 0 none /sys sysfs defaults 0 0 /dev/sda2 /mnt ext3 defaults 0 0 /dev/sda3 swap swap defaults 0 0Ajout des lignes suivantes au fichier
/etc/network/interfacespour configurer l'interfaceeth0en DHCP :auto lo eth0 iface lo inet loopback iface eth0 inet dhcpIl est également nécessaire d'ajouter sa clé SSH dans
/root/.ssh/authorized_keys, ou de définir un mot de passe pour le compte root.Enfin, quitter le chroot, et démonter l'image :
# /etc/init.d/ssh stop # exit # umount /mnt/amiGénération de l'image AMI
Pour la suite des opérations, il est nécessaire de télécharger et décompresser les Amazon EC2 API Tools et Amazon EC2 AMI Tools. On installe également les dépendances nécessaires.
# aptitude install ruby libopenssl-ruby unzip sun-java6-jre # EC2_AMI_TOOLS=ec2-ami-tools-1.3-XXXXX # EC2_API_TOOLS=ec2-api-tools-1.3-XXXXXIl faut également générer une clé et un certificat X.509, et faire pointer les variables d'environnements ci-dessous vers les fichiers téléchargés. Ceux-ci seront utilisés pour effectuer des requêtes vers les web services d'Amazon.
# EC2_PRIVATE_KEY=pk-XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX.pem # EC2_CERT=cert-XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX.pemEnfin, noter son EC2 user ID, généralement visible en haut à droite des pages d'AWS.
# EC2_USER_ID=XXXX-XXXX-XXXXCréation de l'image AMI :
# export EC2_HOME=$EC2_AMI_TOOLS # $EC2_AMI_TOOLS/bin/ec2-bundle-image -i $EC2_AMI_NAME.img \ -k $EC2_PRIVATE_KEY -c $EC2_CERT -u $EC2_USER_ID -r i386Upload sur S3
Il faut maintenant télécharger l'image vers Amazon S3. Pour cela, il est nécessaire de récupérer son Access Key ID et sa Secret Access Key sur la page Security Credentials. Il faut également sélectionner la région où sera localisée l'instance (US ou EU), ainsi que la bucket S3 où sera stockée l'AMI.
# EC2_ACCESS_KEY=XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX # EC2_SECRET_KEY=XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX # EC2_REGION=EU # EC2_BUCKET=XXXXXXXX # $EC2_AMI_TOOLS/bin/ec2-upload-bundle -m /tmp/$EC2_AMI_NAME.img.manifest.xml \ -a $EC2_ACCESS_KEY -s $EC2_SECRET_KEY -b $EC2_BUCKET \ --location $EC2_REGIONEnregistrement de l'instance
Il est nécessaire de déclarer l'image à Amazon pour pouvoir l'instancier. L'option
--urlest nécessaire pour préciser que l'on s'adresse à la région Europe d'EC2.# export EC2_HOME=$EC2_API_TOOLS # export JAVA_HOME=/usr/lib/jvm/java-6-sun-1.6.0.12 # $EC2_API_TOOLS/bin/ec2-register \ --url http://eu-west-1.ec2.amazonaws.com \ -n $EC2_AMI_NAME \ $EC2_BUCKET/$EC2_AMI_NAME.img.manifest.xmlLa commande retourne l'ID de l'AMI qui vient d'être enregistrée.
Instanciation
L'instanciation peut également se faire via une requête sur AWS :
# EC2_AMI_INSTANCE_ID=ami-XXXXXXXX # EC2_AKI=aki-7e0d250a # EC2_RAMDISK=ari-7d0d2509 # $EC2_API_TOOLS/bin/ec2-run-instances $EC2_AMI_INSTANCE_ID \ -K $EC2_PRIVATE_KEY \ -C $EC2_CERT \ --kernel $EC2_AKI --ramdisk $EC2_RAMDISK \ --region eu-west-1Le noyau utilisé (
aki-7e0d250a) est un2.6.21.7-2.fc8xen, suffisamment récent pour l'utilisation de udev. Ce n'est pas le cas du noyau par défaut.Connexion à la machine
Les instances créées peuvent être listées à l'aide de la commande suivante :
# $EC2_API_TOOLS/bin/ec2-describe-instances -K $EC2_PRIVATE_KEY \ -C $EC2_CERT --url http://eu-west-1.ec2.amazonaws.comParmi les informations obtenues, on peut notamment connaître le nom DNS public de l'instance créé, de la forme
ec2-XXX-XXX-XXX-XXX.eu-west-1.compute.amazonaws.com. A noter que ces informations sont également disponibles via l'interface web.Enfin, il ne reste plus qu'à se connecter avec le compte root à sa nouvelle machine !
Blog de Thomas Martin
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Utiliser PHP en tant que module Apache est la façon classique de faire. Une autre solution est de l'utiliser en tant que simple programme CGI. Cela peut permettre d'utiliser une version différente de PHP que celle chargée en tant que module, ou alors de limiter l'utilisation mémoire d'Apache. Pour cela, une méthode intéressante est d'utiliser le module mod_actions, qui permet entre autre d'associer un script CGI à un type MIME.
Voici les étapes à effectuer, sur un système Debian :
Installation du CGI PHP5 :
# aptitude install php5-cgiActivation de
mod_actions:# a2enmod actionsUtiliser enfin les directives suivantes au sein d'un virtualhost, d'un fichier
.htaccessou d'un bloc<directory>, pour utiliser le CGI PHP5 avec les fichiers dotés d'une extension.php:AddHandler cgi-php5 .php Action cgi-php5 /cgi-bin/php5
Voici un récapitulatif de la mise en place des protocoles d'authentification SMTP DKIM et DomainKeys sous Debian Lenny. Le serveur de mail utilisé est Postfix, mais tout MTA sachant communiquer avec les milter de Sendmail peut normalement être utilisé. La signature et la vérification des messages sera effectuée pour le domaine
<domain>. Voici les étapes :Installation de
dkim-filteretdk-filter:# aptitude install dkim-filter dk-filterAjouter dans le fichier
/etc/dkim-filter.confun ensemble de directives indiquant le nom du domaine qui va utiliser DKIM, un nom de selector (exemple :2009), et le nom du fichier qui contiendra la clé privée utilisée pour la signature. L'utilisation des selector permet notamment de changer et/ou révoquer facilement une clé, ou d'utiliser des clés différentes sur des serveurs de mails différents.Domain <domain> KeyFile /etc/ssl/dkim_<domain>_<selector>.key Selector <selector>Générer la clé :
# openssl genrsa -out /etc/ssl/private/dkim_<domain>_<selector>.keyEt en extraire la partie publique :
# openssl rsa -in /etc/ssl/private/dkim_<domain>_<selector>.key \ -pubout -outform PEMDans la zone DNS du domaine
<domain>, ajouter l'enregistrement suivant. La valeur de<key>correspond à la sortie de la commande précédente, contenue entre les lignes_BEGIN PUBLIC KEY_et_END PUBLIC KEY_:<selector>._domainkey IN TXT "v=DKIM1; g=*; k=rsa; p=<key>"Ajouter les paramètres de démarrage de
dkim_filterdans/etc/default/dkim-filter. Le fichier/etc/dkim.hostscontient la liste des serveurs dont les mails sortants seront chiffrés :SOCKET="inet:2505@localhost" DAEMON_OPTIONS="-l -i /etc/dkim.hosts"Les paramètres de
dk-filter, dans/etc/default/dk-filter, sont similaires, à l'exception que tout est passé via les options, celui-ci n'utilise pas de fichier de configuration.DAEMON_OPTS="$DAEMON_OPTS -d <domain> -S <selector> -i /etc/dkim.hosts \ -s /etc/ssl/private/dkim_<domain>_<selector>.key" SOCKET="inet:2506@localhost"Puis les redémarrer :
# /etc/init.d/dkim-filter start # /etc/init.d/dk-filter startReste enfin à utiliser ces milter au niveau de Postfix, pour cela ajouter les directives suivantes au fichier
/etc/postfix/main.cf:milter_default_action = accept milter_protocol = 2 smtpd_milters = inet:localhost:2505 inet:localhost:2506Et redémarrer Postfix :
# /etc/init.d/postfix restartUn test basique de fonctionnement est alors d'envoyer un mail à destination d'un domaine effectuant des vérifications DKIM,
yahoo.compar exemple.# nc 127.0.0.1 25 <<EOT HELO localhost MAIL FROM: root@<domain> RCPT TO: <account>@yahoo.com DATA Subject: Test DKIM . QUIT EOTLes signatures DKIM et DomainKeys sont correctement vérifiées si l'en-tête
Authentication-Resultscontientdkim=passetdomainkeys=pass.On peut également envoyer un mail à destination de son domaine, et vérifier que l'en-tête
Authentication-Resultsest bien ajoutée, et valide.
Le fichier
/etc/fstabaprès une installation standard de Debian utilise
directement des noms de partitions sous la forme/dev/sda2par exemple.Or, la connexion d'un périphérique (clé USB, baie de disque, etc.), peut
potentiellement décaler votre disque principal en/dev/sdb, le périphérique
fraîchement connecté utilisant/dev/sda. Ceci rend alors votre système
impossible à démarrer correctement.Une solution est alors d'utiliser le nommage UUID fourni par
udev(7).
Chaque partition dispose dans/dev/disk/by-uuidd'un lien symbolique
pointant vers elle-même :/dev/disk/by-uuid/1351bbd0-e931-47a0-b528-be33d135d35a -> ../../sda2Udev fourni par défaut une notation raccourcie permettant de spécifier des
entrées dans/etc/fstabde la forme :UUID=1351bbd0-e931-47a0-b528-be33d135d35a / ext3 ...Toutefois si vous utilisez Debian Etch et l'option
userdu fichierfstab,
vous allez certainement rencontrer des problèmes au démontage de vos partitions
avec un utilisateur non privilégié (#466775).
La solution est alors d'utiliser le chemin complet :/dev/disk/by-uuid/1351bbd0-e931-47a0-b528-be33d135d35a / ext3 ...Ce qui après tout est plus UNIX.
Note : Si les périphériques swap n'apparaissent pas dans
/dev/disk/by-uuidil
faut les reformater. Par exemple pour la partition swap/dev/sda7:swapoff /dev/sda7 mkswap /dev/sda7 blkid /dev/sda 7 # retourne l'UUID
En réponse à la faille critique DSA-1571 parue aujourd'hui :
Voici un résumé rapide de certaines opérations urgentes à effectuer ( liste non exhaustive ).
Pour plus d'informations vous pouvez consulter la page dédiée sur wiki.debian.org.Mettre à jour le système
aptitude update && aptitude upgradeRegénerer la clé du serveur OpenSSH
ssh-keygen -f /etc/ssh/ssh_host_rsa_key -N '' -t rsa ssh-keygen -f /etc/ssh/ssh_host_dsa_key -N '' -t dsa /etc/init.d/ssh restartRegénerer vos propres clés
A faire sur un système à jour bien sur.
Supprimer les clés utilisateurs impactées
Un script fourni par Debian permet de les détecter : http://security.debian.org/project/extra/dowkd.
Attention l'auteur signale que celui-ci peut donner des faux positifs ou des faux négatifs.Ensuite vous pouvez lancer par exemple :
for i in /root/.ssh/authorized_keys /home/*/.ssh/authorized_keys; do perl ./dowkd.pl file $i; doneRegénerer vos certificats SSL
Pour votre serveur mail, web, VPN,...
J'ai eu récemment à installer la bibliothèque tomcat-native à la demande d'un client d'Evolix.
N'étant pas expert Java/Tomcat je sais juste ce que la page officielle décrit : gain de performance,
une meilleure génération des ID de sessions et certaines fonctionnalités de monitoring.De plus cela fait disparaitre le message suivant au démarrage de Tomcat :
catalina_2008-04-18.log:INFO: The Apache Tomcat Native library which allows optimal performance in production environments was not found on the java.library.path: /usr/lib/jvm/java-1.5.0...Voici une copie brute de mes notes d'installation sur un système Debian Etch :
$ cd $HOME/tmp $ sudo aptitude install libapr1-dev autoconf $ wget http://tomcat.heanet.ie/native/1.1.9/source/tomcat-native-1.1.9-src.tar.gz $ tar zxvf tomcat-native-1.1.9-src.tar.gz $ cd tomcat-native-1.1.9-src/jni/native/ $ apt-get source libapr1 $ sh buildconf --with-apr=./apr-1.2.7/ $ ./configure --with-apr=/usr/bin/apr-config --with-ssl=/usr/include/openssl --with-java-home=/usr/lib/jvm/java-1.5.0-sun $ make $ sudo cp .libs/libtcnative-1.so.0.1.3 /usr/lib/jvm/java-1.5.0-sun-1.5.0.14/jre/lib/i386/libtcnative-1.so $ sudo /etc/init.d/tomcat5.5 restartNote : l'installation d'une version <1.1.4 avec la version de Tomcat de Debian Etch provoque un message d'erreur.
Il ne me reste plus qu'à en faire un package afin de pouvoir installer ça proprement.
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